Libertad

"Un voyage se passe de motifs.Il ne tarde pas à prouver qu'il suffit à lui-même.On croit qu'on va faire un voyage ,mais bientôt c'est le voyage qui vous fait ,ou vous défait" de Nicolas bouvier

mercredi 20 juillet 2011

Cartagena-Tolu-Isla san bernardo-Medellin-Santa Rosa-Salento





 CARAÏBES (suite)







 Après un retour rapide à Santa Marta, le temps de manger une langouste d’adieu avec Tim, on se dirige vers Cartagena.



 


                            CARTAGENA



Iglesia: plaza trinidad.

 On loge dans un quartier très populaire (Getsamani) à 5 minutes à pied de la vieille ville. L’auberge est quelconque et l’accueil de la gérante peut être considéré comme critiquable. Heureusement, il est vite oublié car l’ambiance des ruelles et de la place Trinidad est fascinante. Cette dernière devient, quand le soleil se couche, fatigué de son activité intense, un lieu de réunion extraordinaire. Tous les soirs, on observe pendant des heures les habitants parler, chanter, danser, rire, toucher de la pelota, manger et surtout boire, le tout dans une Alegria communicative. On y séjourne 4 soirs de suite. Si la chaleur n’avait pas été aussi insoutenable (40-45° degrés dans la journée sans vent), on y serait rester plus longtemps.

Cartagena (le centre: la vieille ville) est classé patrimoine historique de l’humanité par l’Unesco. Dès que l’on traverse les remparts de la ville, on est d’accord avec l’institution. Elle est l’un des plus éblouissants exemples d’architecture coloniale hispanique : bâtisses de toutes les couleurs, de majestueuses entrées en bois sculpté, patios verdoyants d’où l’on peut entendre de la Salsa ou du Merengue (ou la télévision), des places ombragées par d’immenses arbres aux noms inconnus (pour nous).


 Historiquement, avec l’arrivée des Espagnols, Cartagena est devenue un port stratégique pour acheminer toutes les richesses d‘Amérique du sud vers l‘Europe, mais aussi un chaînon important dans la traite des esclaves africains. Par sa situation et ses richesses elle a vite été convoitée, et les premiers à la piller furent les pirates … des Caraïbes Afin de se protéger, les hispaniques firent construire des remparts autour de la ville par des milliers d’esclaves africains. La conception de cette muraille durera 200 ans. Les conditions de vie et de travail des bâtisseurs étaient évidemment abominables. Ces quelques lignes ne sont qu’un micro résumé du monologue d’ un restaurateur rencontré sur un place de la vieille ville, nous proposant au départ des pizzas considérées par lui-même comme les meilleures du monde…




 Les pharmacies (drogueria: on trouve ce nom très explicite), les tiendas, les coiffeurs, les bijoutiers… diffusent sur des petites télévisions les matchs de la Copa America se déroulant en Argentine. L’équipe de Colombie est bien partie mais ne semble pas passionnée les foules. On est à des années lumières de la passion argentine pour le football.




Avant de quitter Cartagena, on se rend à pied jusqu’au quartier moderne de Bocagrande. Des buildings modernes surplombent des plages paradisiaques avec palmiers et cocotiers. On s’y baigne dans des eaux à 28 °C. Cela donne l’impression de se baigner dans une soupe de poissons. Avec tout le respect que nous avons pour les Bretons, une température comme celle-ci à Camaret serait un vrai délice. Ici cela n’a aucun intérêt.



TOLU (3 heures de bus de Cartagène pour parcourir …75 km ) Le bus et la route étaient horribles.
Tolu est un petit village de pêcheurs, s’improvisant à ses heures perdues station balnéaire très populaire. L’ambiance est surréaliste : un mélange d’Afrique à la sauce Colombienne. Chaque habitant vend quelque chose mais sans vraiment y croire. Des femmes à la peau noire, coiffées d’un plateau rempli de tamales (viande et maïs cuit dans une feuille de bananier), mangues ou pâtisseries à la noix de coco, font des aller-retours sur le semblant de remblai en criant dans un castillan à l‘accent africain : « promocion, promocion !».

Chaque commerce augmente les décibels de sa sono installée sur le trottoir, crachant Cumbia ou Salsa, afin d’attirer un improbable client. La musique ne suffisant pas, ils interpellent la moindre personne passant devant leur tienda avec le fameux : «  A la orden » on le traduit par « à votre disposition.» Nous entendons cette expression 10 000 fois par jour depuis que nous sommes dans cet incroyable pays.
Ceux qui ne vendent pas, sont installés devant chez eux, à l’ombre (50 degrés dans la journée) sur des rocking-chairs, papotant avec les voisins ou écoutant d’une oreille distraite la radio.




 Mais l’épicentre de ce spectacle est le trafic hallucinant de vélos. Ici tout le monde roule en bici. Ils sont équipés d’ombrelles colorées obligatoires et transportent tout ce qui peut l‘être : des marchandises (moteur de bâteau, tuyaux de plomberie traînant sur la route…), des bêtes et des personnes. Les taxis ont installé des sonos, branché sur une batterie 12v pour le confort auditif de leur client. On a même vu un vélo avec une télé (genre petite télé de salon attachée avec des sangles en pneu)

Bien évidemment, chacun personnalise son engin. Nous avons donc découvert le tuning pour vélo (moumoute sur volant de voiture et siège, lumière façon sapin de noël, klaxon Salsa…). La place centrale devient au soleil couchant (moment très attendu) un centre de sport improvisé où se déroulent dans la joie et les cris, des matchs de foot, de basket, de volley et on ne vous parle pas des anciens jouant aux échecs ou aux dames.




Quand on mélange tout ce petit monde, cela donne une cacophonie joyeuse, naïve et au bout du compte très agréable. On a adoré cet endroit unique. De plus nous étions logés dans une petite famille adorable à quelques cuadras de la folie centrale. Le lieu était sommaire mais la grande gentillesse des propriétaires nous a fait oublier le manque de confort. De 12 h à 17h lorsque le soleil est roi, on se cache chez eux en jouant au Mixmo.




Mario a amené un cahier de vacances d’Anglais. N’ayant pas fini le programme de 6ème et son professeur étant très mauvais, il tente de rattraper le retard. Mais comme d’habitude, il est très difficile de rencontrer un lieu tranquille en Amérique du sud…pour se concentrer.








LES ILES SAN BERNARDO (à une heure en lancha (barque motorisée) de Tolu)


Notre chambre...

Des tours sont organisés à la journée pour visiter rapidement ce petit archipel aux plages paradisiaques. Elles sont faîtes de coraux et de caracoles ( escargots de mer) On se renseigne pour pouvoir rester deux jours sur une des iles. On choisit l’ile de Mucura où il existe une petite auberge très simple tenue par une famille de pêcheurs de langoustes, de poissons et de caracoles au bout de l‘ile sur une plage déserte. On dort en hamac, face à la mer des Caraïbes.






Les paysages sont comme dans les films de James Bond.
Nina, impressionnée par le paysage, nous dit : "S'il y avait ça en France, je resterai en France".









 Les enfants se régalent. Comme dit Mario, sortant de l’eau le tuba dans la bouche : « on a l’impression de nager dans un aquarium ».













Vanessa tente de grimper au sommet d’un palmier afin de récupérer une ou deux noix de coco. Sa technique n’est pas très efficace. On en a acheté une à Tolu à notre retour.







 Un phénomène nous étonne. Islote une des iles de l’archipel est l’ile la plus peuplée au monde: 2500 personnes sur moins de 10 000 m2. Sans aucun palmier ni coin de verdure, ils vivent sur cet îlot les uns sur les autres, sans eau et avec de l’électricité entre19 h et 22h. Pourquoi ne se sont-ils pas répartis sur les autres iles très proches et plus paradisiaques ? Pourquoi cette ile ? Cela ajoutera au mystère des iles San Bernardo.


Pour rentrer à Tolu, on nous propose d’autres moyens de transport moins chers et plus locaux que les lanchas des agences. Nous déclinons poliment les deux propositions ci-dessous !


                                          




 MEDELLIN



 Les jeunes voyageurs y viennent pour faire la fête, nous, nous choisissons d’en faire juste une étape culturelle pour découvrir le fameux Fernando Botero, une des icônes colombiennes. Cette ville nous a bien plu, elle a un petit côté La Paz, bruyant, bougeant, pollué, mais aussi montagneux, arboré et des habitants charmants. Sur la plaza Botero s’offrent à nos yeux une vingtaine de statues géantes en bronze de l’artiste : un vrai régal de musée en plein air ! Les enfants ont été conquis par ses œuvres. Non rassasiés, nous partons à la découverte d’un musée d’art colombien (peintures et sculptures), l’étage colonial ne nous ravit pas, l’art contemporain nous laisse parfois perplexes, mais nous serons unanimes pour les peintures et dessins de Botero.
Elle est aussi la ville de Pablo Escobar, chef du cartel de Medellin (années 80 et 90) : héros pour les pauvres (les nourrissait, équipait les écoles,…) , criminel pour l’état colombien et trafiquant de drogue pour les pays étrangers. Il contribua à donner une très mauvaise image (avec les Farcs) de la Colombie qui persiste encore aujourd’hui au grand damme des Colombiens. Il était tellement riche qu’il proposa de rembourser la dette extérieure du pays en échange de sa non extradition.
Botero le représente ici, lorsqu’il fut abattu en 1993 par les forces de police colombiennes.




 SANTA ROSA ET LES THERMALES DE SAN VICENTE

On entre dans la région du café par Santa Rosa petite ville tranquille où les habitants sirotent un merveilleux café en jouant au billard…français. Elle est aussi connue pour ses thermes.


Nous choisissons plutôt celles de San Vicente car elles sont en pleine nature. On s’y rend en prenant un bus tout pourri sur une piste dans le même état (1h de Santa Rosa).





Les bassins d’eau chaude, sortant directement de la montagne, sont entourés d’une végétation tropicale : magique !











 On a beaucoup aimé les bains turcs construits avec deux clous, trois bambous et une bâche.









Après le bain turc, une bonne douche froide s’impose. C’est tout simplement l’eau du ruisseau. Elle était un peu sombre car l’orage grondait dans la montagne.

On a adoré le côté « nature » des thermes malgré la pluie.





 SALENTO ET LA VALLEE DE COCORA (Notre coup de cœur en Colombie !)

C’est un village de montagne, avec ses maisons colorées, ses petits bars en terrasse, ses jeep Willys, ses hommes en bottes coiffés d’un chapeau de paille blanc, sa fraicheur, son calme (la semaine seulement !) et ses truites à la plancha.


Il est situé de plus dans une vallée réellement extraordinaire et unique au monde. Il est perdu dans de nombreuses petites collines toutes vertes dans lesquelles poussent … des palmas de cera (palmiers de cire) . La nature s’offre ici une petite coquetterie quand on sait que l’on rencontre cet arbre caraïbien jusqu’à 3000 m.





De plus nous sommes logés chez Hemmo Misker (un hollandais vadrouilleur, fou amoureux du lieu) qui tient une auberge très récente et incroyable. Il a rénové avec 7 Colombiens une vieille maison de bourg, en utilisant les matériaux et des objets du coin, avec goût et beaucoup de simplicité.
N’ayant toujours pas d’adresse, on s’approprie ce lieu avec un plaisir immense pendant 5 jours. Il a de plus de très bons plans de randonnées et de visites.

                                                     






 La vallée de Cocora nous offre une randonnée de toute beauté, même si le temps a tout tenté pour gâcher nos 5 heures de bonheur.
Le départ se fait en Jeep Willys, le taxi local à prendre sur la place…Bolivar. Au bout de 15 km, elle nous lâche en pleine nature et l’aventure commence.








On monte dans la vallée (600 m de dénivelé) sous le regard hautin des palmiers de cire qui peuvent atteindre 60 m.









On plonge ensuite dans une forêt tropicale avec une végétation luxuriante où les fougères arborescentes nous protègent …de la pluie.








On finit ensuite par longer le rio déchaìné par les orages de la nuit précédente. C’est à ce moment là que la randonnée prend de la valeur pour les enfants. En effet, il faut traverser 7 fois le rio dans des conditions quelquefois rocambolesques: Ne jamais faire confiance à une planche d’un pont pourri dans une forêt humide.





Hemmo nous propose de visiter une finca (ferme) biologique de café d’un de ses amis. C’est d’autant plus intéressant qu’il faut s’y rendre à pied et qu'on l'atteint après une belle randonnée de 3 heures.





On marche sur des crêtes verdoyantes puis traversons une forêt de guadua (bambou).









La visite de la ferme (4 hectares) est faite par un jeune étudiant avec beaucoup d’intelligence et de gentillesse. Les plants de café poussent avec des bananiers (bananes à manger), des plantes à ananas et des haricots rouges. Les uns apportent de l'ombre, les autres des nutriments, tout est étudié,sans élément chimique bien sûr .





Après la visite des champs, il nous montre le processus technique pour avoir un bon café.

Pour finir, on déguste le café colombien dans le jardin au milieu de la végétation tropicale. Le bonheur !
On achète un paquet de café. Celui-ci ,on sait exactement d’où il vient et le chaìnon commercial se résume au producteur-acheteur sans intermédiaire.





A chaque fin de randonnée, on s’installe sur une terrasse de café sur la place principale. Les bars diffusent les matchs de la Copa America. L’ambiance est beaucoup plus chaude qu’aux Caraïbes.

Dans une ambiance de folie, on assiste à la défaite injuste (aux pénalties) des Colombiens face aux Péruviens en quart de finale. Nous n’avons jamais vu autant de bouteilles de rhum vides au mètre carré.


A trois jours de prendre l’avion, nous sommes tombés amoureux de ce village et de son extraordinaire ambiance. On a même trouvé une superbe maison à vendre dans notre budget. C’était juste pour se faire mal et regretter encore plus l’Amérique du sud.



Nous avons réalisé une petite vidéo "la gente de Colombia 2". Les plans sont réalisés dans trois lieux dont nous avons apprécié l'activité humaine. Ces derniers nous semblaient uniques : le barrio Getsamani à Cartagèna, le village de pêcheurs de Tolu et le village de montagne Salento. Les prises de son ont été enregistrées à l'extérieur (la qualité est quelquefois mauvaise) dans les différents lieux cités :  l'ensemble bercé par un air de Copa América plutôt enflammé en fin d'épreuve.
 http://www.youtube.com/watch?v=c345T_cILMI




                         BOGOTA





 Notre vol pour l’Europe est dans quelques heures. Nous quittons la Colombie le jour de la commémoration de son indépendance. Tout un symbole !!! La Colombie retrouvait sa liberté et nous, nous la perdons. Nous sommes partagés par l’envie de rentrer pour revoir, avec beaucoup de bonheur, nos familles et nos amis et nous avons la désagréable sensation de perdre des valeurs importantes (le temps, la liberté).

Hasta luego Colombia...
La devise touristique de la Colombie est "el riesgo es que te quieras quedar" (le risque est que tu veuilles rester !) ; nous avons compris ce qu'elle signifiait après 5 semaines de séjour !

Hasta luego continent maravilloso... et merci de nous avoir autant donné avec tant de générosité.

MERCI pour vos messages qui nous ont apporté un supplément de petits moments de bonheur !














































Mario a amené un cahier de vacances d’Anglais. N’ayant pas fini le programme de 6ème et son professeur étant très mauvais, il tente de rattraper le retard. Mais comme d’habitude, il est très difficile de rencontrer un lieu tranquille en Amérique du sud…pour se concentrer.

lundi 4 juillet 2011

Colombia-La sierra-Les Caraïbes


 Après une attente de cargo à Buenos Aires, un problème de vrai-faux visa pour la Colombie et un retard de vol, nous sommes enfin à Bogota, ce 17 juin, en Colombie.


L’idée de rester une nouvelle fois dans une capitale, ne nous enchante pas. On a soudain envie de Nature. La visite de Bogota se fera à la fin de notre périple. On décide donc de remonter plein nord vers les Caraïbes mais en prenant le temps comme d’habitude. La camioneta voguant quelque part sur l’océan atlantique, nous redevenons comme au Pérou, voyageurs en bus.





 Les horaires sont élastiques voire élastiques, la vierge Marie nous protège, le chauffeur se signe avant de rentrer dans son véhicule, les passagers exécutent le même geste après une courbe bien négociée au-dessus du ravin, des hauts parleurs d’origine crachent de la Cumbia (musique populaire d’amsud) que même le voyageur clandestin, bien caché dans la soute à bagages, entend. Aucun doute, nous sommes bien dans un bus d’Amérique du sud.

Mis à part les bus de nuit, tout autre transport considère ces passagers comme du bétail (aucun entretien et ménage du véhicule, conduite audacieuse….). Corollaire mathématique du transport colombien : il faut nécessairement que le nombre de passagers total soit strictement supérieur au nombre de passagers assis.  Personne ne sait pourquoi .
LA SIERRA







 VILLA DE LEYBA (2200 m, 150 km au nord de Bogota, 4 h de route en bus)







 Petite ville coloniale en pleine nature au pied de collines verdoyantes. Elle reste l’un des sites coloniaux les plus anciens de Colombie (elle est sur la liste du patrimoine historique du pays). Sa place centrale est disproportionnée (la folie des grandeurs des conquistadores espagnols !!!) par rapport au reste du village. La plaza « Mayor » a le mérite de ne pas porter le nom du libérateur adulé ici, Simon Bolivar, fait rarissime en Colombie. Comme tout village touristique il est propre, l’architecture est soignée (tous les ans les habitants doivent repeindre leurs murs à la chaux), les vendeurs de souvenirs, d’artisanat et les restaurants sont trop nombreux. Cependant, on a bien aimé les rues et les quartiers éloignés de l’axe touristique et le côté paisible de ce gros village.








 On couche chez Marta, en tente (on en a amené une) dans son jardin. On dispose d’une cuisine, d’une terrasse, d’un barbecue, de chèvres, de toilettes au fond du jardin avec douche froide et de la très grande gentillesse de la propriétaire : Lieu en pleine nature, calme et reposant.








On est juste bien. Cela mérite trois jours d’ « alegria mi aaaamorrrr » comme nous le répète régulièrement Marta.

On y rencontre les Français « d’ici »: Patrick le boulanger, Rémy le restaurateur et Pierre l’écolo dynamique, débrouillard et autres…Il est vrai que le pays est superbe, accueillant et que les Colombiennes sont magnifiques…





BARICHARA ( , 350 km au Nord de Bogota)







 C’est un village colonial où aucune pierre ne semble avoir bougé depuis 4 siècles. La taille des pierres et des trottoirs nous impressionne. Ce lieu semble plus authentique que Villa de Leyba car moins touristique. Il se situe dans un cadre s’apparentant aux Yungas ( voir post de Bolivia) : végétation tropicale, papillons, oiseaux et lézards de toutes les couleurs, grosse chaleur…). On s’y pose avec bonheur.

On fait la connaissance de Dona Isabel, la femme de ménage et un peu plus de la petite auberge « Dona Flor » où nous résidons. Tous les après-midis après le travail, elle reste à l’auberge pour étudier l’anglais. Elle est seule devant son ordinateur et répète les mots qu’une voix métallique tente de sortir des enceintes fatiguées de la machine. Son rêve : Créer un restaurant international dans le village de Barichara.





On se rend au petit village de Guane à pieds sur un ancien chemin muletier à priori pavé mais comme d’habitude en Amérique du sud, la Nature a repris ses droits: 2 heures de rando en plein soleil, rythmée par les sons multiples d’oiseaux dans une végétation étonnante. On ne connait aucune plante et aucun arbre : c’est troublant.












Les habitants nous ont dit que c’était une zone très calme et sûre, nous n’avons donc pas croiser de paramilitaires mais des visions surréalistes sur notre chemin.












 La visite du village de Guape, au-delà de sa beauté, est marquée par notre rencontre avec José Reyes : vieux bonhomme, assis sur un banc adossé à un mur blanc, qui nous raconte en un monologue émouvant, son désespoir de vivre dans un pays où la guérilla sévit toujours dans certaines contrées de son cher pays.














LES CARAIBES (los caribes)




SANTA MARTA Y TAGANGA


Après un bus de nuit un peu longuet, nous voici sur la mer Caraïbe à Santa Marta.

En ce lieu la mer n’est pas turquoise et une chaleur étouffante nous attend. La ville est vivante, jeune dynamique, bronzée, dansante (salsa à tous les coins de rue), bruyante, portuaire, alcoolique, suranée, colorée…Le dépaysement est total. Le choc était brutal à la descente de bus au petit matin





 A chaque coin de rue, des avocats géants, des mangues (à tomber de bonheur!), des papayes, des noix de coco, des petites bananes perchées sur la tête des colombiennes ne demandent qu’a atterrir dans notre petite besace : on s’organise des orgies de fruits.










 Notre hôtel « le Titanic »se trouve juste devant un boui-boui qui propose des plats de poissons et de coquillages. Sa spécialité est le plat de langouste à un prix très doux. Notre passage sur Terre étant assez court dans l‘ensemble, on en mange tous les jours: un régal, un délice ,une merveille …

Vanessa voulait séjourner ici pendant 3 semaines, nous l’avons raisonnée.




 Pour digérer de nos festins, on se rend en micro (petit Toyota défoncé) sur une petite plage très prisée (à 5 km de la ville) par les locaux et les touristes. Sur le sable, on vend de tout: du beignet au masque et tuba en passant par …des chats. Ici on ne s’ennuie pas sur une plage, le spectacle est permanent..



 LE PARC TAYRONA

On choisit de poursuivre plein est sur la côte Caraïbe vers le Vénézuela. Nous trouvons alors des paysages cartes postales.
Le parc Tayrona réunit à lui seul tous les clichés paradisiaques : extraaaaa !  En étant honnête, il nous en a manqué un : l’eau turquoise, car le temps était très orageux.

Le seul risque dans ce lieu magique : recevoir une noix de coco sur la tête. A 30 cm près, Eric en aurait fait la triste expérience.






Après 1 heure de rando dans la forêt tropicale, on atteint le camping de San Pedro au milieu des cocotiers et des bananiers à 10 minutes de la mer. La chaleur torride et nos gros sacs à dos ne nous ont pas facilités la tâche.













 Mario a pris l’option hamac avec les jeunes colombiens en week end. Il est en autonomie comme en colo.











 « Las piscinas » plages aptes pour la baignade (la barrière de corail nous protège). La mer n’est pas généreuse par ici : elle offre peu d’endroits pour se baigner. Mais lorsqu'elle le désire, le bain à 27 degrés est délicieux.







 « El Cabo » plage considérée comme paradisiaque par tous les plus grands experts des Caraïbes et ils sont nombreux.















 La peau bretonnante de Vanessa n’est pas du tout adaptée àu soleil caraïbien.









LE CABO DE LA VELA


On décide de partir ensuite à l’aventure près de la frontière du Vénézuela, toujours côté colombien.

Le transport pour s’y rendre est pittoresque et physique. On commence par 2h30 de confort dans un bus climatisé, puis on emprunte une voiture Toyota avec en général un conducteur excité qui ne cesse d’appuyer sur le klaxon (1 h), pour finir dans une bétaillère durant 2h 30 minutes. La dernière étape est éprouvante car les conditions de voyage sont peu confortables sur une piste que la famille Robert a considérée comme très mauvaise. Serrés contre d‘énormes caisses de polystyrène ,poussiéreuses, accablés par la chaleur, on a du mal à apprécier la beauté du paysage désertique.






Cabo de la Vela est un village de pêcheurs Wayuu, s’étendant le long d’une plage blanche avec une eau turquoise. La communauté Wayuu est la plus grande communauté indigène de Colombie.

Ils ont opposé une résistance farouche aux Espagnols (qui ont d’ailleurs abandonné le territoire). Aujourd’hui, ils ont cédé à l’appel de l’argent même s’ils gardent encore leurs traditions et leur mode de vie. Le tourisme de masse Colombien a contaminé en un temps record la quiétude de ce petit village. Les Wayuus abandonnent petit à petit leur activité primaire (la pêche de poissons, langoustes et coquillages) pour se lancer intensivement dans l’artisanat (les femmes cousent au crochet des sacs) et improvisent leur maison en hospedaje et restaurante (le tout reste très sommaire). Cette nouvelle activité touristique modifie l’ambiance du village. Elle impose la concurrence entres voisins.

Mis à part tout cela (c’est encore très loin d’être le mont Saint Michel), on a beaucoup aimé :






 l’aventure pour y arriver, l’expérience de vie dans le village, les nuits en hamacs sur la plage au bord de l’eau turquoise.













 La playa del Pilon de azucar à 1 heure de marche du village.

Nous y sommes allés avec Tim un allemand et deux colombiens de la région de Cordoba. Nous sommes restés ensemble pendant ces trois jours (plus simple pour négocier les prix et les transports)

Au retour de la playa, la douche payante se limite à un saut d’eau pour la famille.





N’ayant pas d’eau potable, ni d’électricité, ils se livrent à des trafics de glacières en polystyrène transportées par des pick-up (notre bétaillère) faisant payer cher le transport. Les Wayuu sont donc dépendants de ces machines aux gros moteurs V6.


Avec Tim écolo allemand , on se disait tout simplement qu’avec le vent et le soleil omniprésents ici, ils pourraient trouver un procédé pour fournir de l’énergie électrique (éolienne ou panneaux solaires). Mais tout cela est sûrement qu’une pensée de gringos déplacée et pas du tout adaptée à la situation locale.

Pour quitter ce lieu, il faut se lever à 4h pour partir dans des pick-up remplis de Wayuu et de gringos. Nous avons eu aussi la chance d’avoir des chèvres vivantes à nos pieds. C’est maintenant un très bon souvenir.





VIDEO : La Colombie nous enchante par sa population : vivante, dansante, multicolore, acueillante .....
Nous avons voulu rendre un petit hommage aux personnes que nous avons cotoyé.
http://www.youtube.com/watch?v=i1ocwJPSWqs.

On continue notre périple en Colombie pour le dernier message de notre blog (snif !) : Columbia 2

Bonnes vacances à tous…et courage aux autres.